Le financement de la formation professionnelle est à la charge de l’entreprise, via une contribution unique versée à l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales). Une partie de cette contribution sera redistribuée aux entreprises. Ainsi, ces entreprises pourront financer la formation de leurs salariés et augmenter leurs compétences. Mais le fruit de cette collecte bénéficiera aussi aux salariés qui ont un projet individuel de formation.
Divers dispositifs de formation existent, comprenant tant la formation professionnelle continue que le financement de l’apprentissage. Toutefois, un salarié peut aussi choisir de faire financer un projet personnel. Il peut y procéder par le biais de son compte personnel de formation (CPF). De plus, demandeurs d’emploi et indépendants sont eux aussi éligibles au financement de leur formation professionnelle. Enfin, les salariés peuvent choisir tant une formation certifiante qu’une formation diplômante.
Le circuit du financement de la formation professionnelle
Le financement de la formation professionnelle se fait par redistribution de fonds prélevés sur les entreprises. En effet, chaque entreprise cotise à l’Urssaf. Cette cotisation est dénommée contribution unique pour la formation professionnelle et l’alternance (CUFPA). Elle est destinée au financement de la formation.
En effet, les contributions qui sont versées par chaque employeur au titre de la formation sont réinjectées dans son financement. Ces montants, abondés par des financements publics, permettent à chaque salarié de bénéficier d’une formation durant toute sa vie professionnelle, que ce soit en formation continue ou en alternance.
Cette redistribution se fait via le compte personnel de formation (CPF), les OPCO (opérateurs de compétences), ou encore via France compétences. Le guide de la formation en France vous propose un point complet sur ce dispositif.
Le compte personnel de formation : élément clé des différents dispositifs de financement de la formation professionnelle
Il existe plusieurs dispositifs autorisant le financement de la formation professionnelle. On trouve en premier le compte personnel de formation.
Celui-ci est censé être le cœur de la formation du salarié. Mais d’autres systèmes sont à la disposition des salariés.
Le CPF : un dispositif trop peu connu des salariés
Le dispositif du CPF (compte personnel de formation) est souvent peu connu des salariés. Selon un rapport de la Caisse des dépôts et consignations, le CPF (compte personnel de formation) est peu utilisé. Seul 1,7 % des salariés du privé mobilisent le compte personnel de formation. La DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), elle, a constaté qu’au moins 5 % des formations qui ont abouti à la mobilisation du CPF sont des formations obligatoires.
Or, ces dispositifs sont à l’origine destinés à la formation individuelle du salarié. L’enjeu des dispositifs destinés à financer la formation professionnelle étant de permettre aux salariés de se former pendant toute la durée de leur vie professionnelle.
Le but affiché est le développement des compétences professionnelles. Ainsi, ces chiffres démontrent que les salariés disposent de peu d’informations sur le financement de la formation professionnelle.
Le compte personnel de formation : un financement à la disposition du salarié
Ce compte est à la disposition du salarié. C’est une réserve que le salarié se constitue en fonction de son activité professionnelle. Il faut bien entendu que le salarié désireux de mobiliser son CPF dans le cadre de son projet de formation professionnelle y soit éligible.






