Quelles sont les nouvelles réglementations pour les formations professionnelles ?
Le maintien et le développement de la qualification de vos salariés sont des obligations employeur propices à l’évolution de leur carrière. Rester à la page sur la réglementation pour la formation professionnelle s’impose donc comme une nécessité, notamment pour les services des ressources humaines. Or elle s’annonce en quête d’un nouvel équilibre depuis sa réforme majeure de 2018. Bien que les principes fondamentaux de cette dernière s’avèrent maintenant établis, la loi à venir au cours de 2023 devra résoudre une équation complexe : équilibrer la régulation financière pressante avec des besoins sans précédent en compétences. Mais quelles sont les nouvelles réglementations pour les formations professionnelles ? Et qu’est-ce qui reste d’actualité dans la législation ? On fait le point.
Voir aussi : C’est quoi une formation en ligne ?
Les nouvelles réglementations pour la formation professionnelle en 2023
Le passeport prévention, à remplir par l’entreprise
Ce second et nouveau volet du passeport d’orientation, de formation et de compétences vient en compléter le premier volet mis en place en 2022. L’idée ? Cartographier les compétences du salarié en matière de santé et de sécurité au travail, acquises via des formations internes ou externes à l’entreprise. Le but ? Faciliter les dispositifs de transition professionnelle, tels que les reconversions, les bilans de compétences ou encore le CEP (conseil en évolution professionnelle).
3 dates prévisionnelles sont ici à retenir pour les employés et les ressources humaines :
- avril 2023, mise en ligne du passeport prévention, alors accessible au salarié, en charge de sa gestion ;
- entre 2023 et 2024, ouverture du volet « employeurs » aux entreprises et à leurs services RH afin qu’ils y renseignent les attestations, diplômes et certifications obtenus par le titulaire ;
- 2024, début de la consultation des passeports de prévention par les employeurs (à visée de recrutement, etc.).
Le renouvellement de l’aide exceptionnelle aux sociétés qui embauchent en alternance
Ce soutien financier du gouvernement concerne toutes les entreprises :
✅ de moins de 250 salariés sans condition ;
✅ de plus de 250 salariés si elles s’engagent à atteindre, d’ici le 31 décembre 2024, un taux de :
- 5 % de contrats en faveur de l’insertion professionnelle ;
- 3 % d’alternants associés à une progression minimale de 10 % de ce taux entre fin 2023 et fin 2024.
Cette aide exceptionnelle est versée pour la première année d’exécution des contrats d’apprentissage et de professionnalisation signés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2023. Lesdits contrats doivent permettre la préparation :
- d’un diplôme allant jusqu’au niveau 7 du RNCP ;
- ou également d’un CQP, dans le cas d’un contrat de professionnalisation.
Son montant est fixé à 6 000 € maximum pour :
- un apprenti, peu importe son âge ;
- un salarié en contrat de professionnalisation, s’il a moins de 29 ans révolus.
Ce qui reste d’actualité dans la réglementation pour la formation professionnelle
Revoyons ici vos diverses obligations employeur en matière de formation.






