Est-ce que le japonais est plus difficile que le français ?

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La question de la difficulté du japonais revient fréquemment chez les personnes qui envisagent de l’apprendre. Comparé au français, le japonais semble plus intimidant en raison de son écriture et de son éloignement culturel. Pourtant, cette perception mérite d’être nuancée.

La difficulté d’une langue ne se mesure pas de manière absolue. Elle dépend de plusieurs facteurs : grammaire, prononciation, écriture, régularité des règles et manière dont l’apprenant interagit avec la langue.

Illustration comparant l’apprentissage du japonais et du français en termes de structure et de logique

Une grammaire japonaise plus régulière que le français

Sur le plan grammatical, le japonais est souvent plus simple et plus cohérent que le français.

Le français repose sur de nombreuses conjugaisons, des accords de genre et de nombre, des exceptions fréquentes et une orthographe complexe. Ces éléments représentent une difficulté réelle, y compris pour les locuteurs natifs.

Le japonais, en revanche, ne comporte ni conjugaison selon la personne, ni genre grammatical, ni accords complexes. Les structures de phrases sont régulières et reposent sur des règles stables. Une fois les bases comprises, elles se réutilisent facilement.

Pour beaucoup d’apprenants adultes, la grammaire japonaise apparaît finalement plus logique et moins piégeuse que celle du français.

La prononciation : un avantage pour le japonais

La prononciation japonaise est généralement considérée comme plus accessible que celle du français.

Le japonais possède peu de sons difficiles pour un francophone. Chaque syllabe se prononce de manière relativement constante et il n’existe pas de variations de sens liées à l’intonation, contrairement à d’autres langues asiatiques.

Le français, en comparaison, présente de nombreuses difficultés de prononciation : voyelles nasales, liaisons, lettres muettes, variations selon le contexte. Ces éléments rendent la maîtrise orale du français complexe pour les apprenants étrangers.

Sur ce critère, le japonais n’est pas plus difficile que le français, et peut même être plus simple.

L’écriture : le principal point de divergence

La différence la plus marquante entre les deux langues concerne l’écriture.

Le français utilise un alphabet unique, mais avec une orthographe irrégulière et souvent déconnectée de la prononciation. Apprendre à écrire correctement le français demande un long effort, même pour les natifs.

Le japonais utilise trois systèmes d’écriture. Cette particularité impressionne, mais elle répond à une logique fonctionnelle claire. Les alphabets phonétiques japonais s’apprennent relativement vite. Les caractères, quant à eux, sont acquis progressivement et en contexte.

L’écriture japonaise est différente, mais pas nécessairement plus difficile. Elle demande une approche méthodique, là où le français demande une mémorisation importante d’exceptions orthographiques.

La compréhension et l’expression écrite

En français, comprendre un texte nécessite une bonne maîtrise de l’orthographe, des accords et des structures complexes. En japonais, la présence de caractères porteurs de sens facilite souvent la lecture une fois les bases acquises.

Beaucoup d’apprenants constatent qu’après un certain niveau, la lecture en japonais devient plus fluide qu’en français, car elle est moins ambiguë sur le plan lexical.

La difficulté pour un apprenant adulte

Pour un adulte francophone, le japonais présente une difficulté initiale liée à la nouveauté. Les premières semaines peuvent être déstabilisantes. En revanche, la progression devient rapidement régulière et rassurante.

Le français, à l’inverse, semble familier au départ pour les apprenants européens, mais révèle sur la durée une complexité importante liée à ses nombreuses exceptions.

Sur le long terme, beaucoup d’apprenants estiment que le français est plus difficile à maîtriser parfaitement que le japonais.

Une difficulté surtout psychologique

La réputation du japonais comme langue extrêmement difficile est largement amplifiée par des facteurs culturels et visuels. L’écriture impressionne, mais elle n’est pas un obstacle infranchissable.

Une fois la logique comprise, le japonais devient une langue structurée, cohérente et progressive. Le français, lui, exige un haut niveau de précision pour être correctement maîtrisé.

Conclusion

Le japonais n’est pas objectivement plus difficile que le français. Il est différent. Sa difficulté est concentrée au début, notamment sur l’écriture, tandis que le français présente des difficultés constantes sur la grammaire, l’orthographe et les exceptions.

Pour un adulte motivé, avec une méthode adaptée, apprendre le japonais est tout à fait accessible et parfois même plus rationnel que l’apprentissage approfondi du français.

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