Combien vais-je toucher avec le CSP après un licenciement économique

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Lorsqu’un licenciement économique intervient, la question du revenu devient immédiatement centrale. Accepter le Contrat de Sécurisation Professionnelle ne modifie pas seulement votre statut après la rupture du contrat de travail. Cette décision détermine concrètement votre niveau de ressources pendant les mois qui suivent et conditionne votre capacité à envisager une transition professionnelle structurée plutôt qu’une reprise d’activité contrainte.

Comprendre ce que vous allez réellement percevoir dans le cadre du CSP permet d’évaluer si ce dispositif constitue une simple indemnisation ou un levier permettant d’organiser votre retour à l’emploi.

Personne de dos acceptant un Contrat de Sécurisation Professionnelle après licenciement économique

Le principe de l’indemnisation dans le cadre du CSP

Le CSP ouvre droit au versement d’une Allocation de Sécurisation Professionnelle. Cette allocation est calculée à partir de votre salaire journalier de référence et correspond généralement à environ soixante quinze pour cent de ce montant.

Dans la pratique, cela signifie que vous conservez une part significative de vos revenus antérieurs pendant une durée pouvant aller jusqu’à douze mois. Cette continuité financière constitue un élément déterminant dans la gestion de la période qui suit le licenciement économique.

Contrairement à une situation d’assurance chômage classique, le CSP vise à stabiliser les ressources afin de permettre au bénéficiaire d’envisager une transition active vers un nouvel emploi ou une reconversion.

Montants concrets selon les niveaux de salaire

Afin de mesurer l’impact réel du dispositif, il est utile d’observer des projections concrètes.

Pour un salarié percevant environ mille cinq cents euros nets mensuels, l’allocation CSP se situe généralement entre mille cent et mille deux cents euros.

Pour un salaire net d’environ deux mille euros, l’indemnisation se situe le plus souvent entre mille quatre cents et mille cinq cents euros.

Pour un salaire net d’environ deux mille cinq cents euros, l’allocation peut atteindre entre mille huit cents et mille neuf cents euros.

Pour un salaire net d’environ trois mille euros, l’indemnisation peut se situer entre deux mille cent et deux mille trois cents euros.

Ces estimations varient selon les situations individuelles mais illustrent le maintien d’un niveau de revenus relativement proche de la situation antérieure.

Comparaison avec le régime d’assurance chômage classique

Le régime d’assurance chômage standard prévoit généralement une indemnisation inférieure, autour de cinquante sept pour cent du salaire journalier de référence.

Cette différence se traduit par un écart significatif sur la durée.

Pour un ancien salaire de deux mille euros nets, l’allocation chômage classique se situe souvent autour de mille deux cents euros, contre environ mille cinq cents euros dans le cadre du CSP.

Sur une année complète, cet écart peut représenter plusieurs milliers d’euros. Ce différentiel modifie concrètement les conditions dans lesquelles vous pouvez organiser votre transition professionnelle.

Les autres éléments financiers maintenus

L’adhésion au CSP n’annule pas les droits liés au licenciement.

Vous continuez à percevoir votre indemnité légale ou conventionnelle de licenciement ainsi que vos congés payés non pris.

Ces sommes viennent s’ajouter à l’indemnisation perçue dans le cadre du dispositif.

L’impact de la non exécution du préavis

L’acceptation du CSP entraîne la rupture immédiate du contrat de travail. Le préavis n’est pas exécuté et l’indemnité compensatrice correspondante n’est pas versée.

Cet élément doit être intégré dans l’analyse globale du dispositif. Le CSP compense cette absence par une indemnisation mensuelle plus élevée sur la durée.

Activité professionnelle pendant le CSP

Le dispositif permet la reprise d’une activité professionnelle pendant la période d’accompagnement.

Une activité en contrat à durée déterminée, en intérim ou sous statut indépendant est possible. Les revenus perçus sont déclarés et peuvent ajuster partiellement l’allocation.

Cette possibilité offre une marge de manœuvre pour tester un nouveau secteur ou maintenir une dynamique professionnelle.

La formation comme levier de transition

Le CSP autorise le suivi d’une formation sans suspension de l’allocation. Pendant toute la durée du parcours, le bénéficiaire continue de percevoir son indemnisation.

Ce mécanisme permet d’envisager une montée en compétences ou une reconversion dans des conditions financières sécurisées.

Les formations peuvent être financées par le Compte Personnel de Formation, les aides régionales ou des dispositifs spécifiques mobilisables dans le cadre du CSP.

Conséquences concrètes sur votre trajectoire

Le maintien d’un revenu relativement stable réduit la contrainte immédiate de reprise d’emploi. Il devient possible de consacrer du temps à l’analyse de votre positionnement sur le marché du travail.

Cette stabilité facilite l’identification de secteurs porteurs et l’engagement dans une démarche de formation pertinente.

Le CSP transforme ainsi une période de rupture en phase de repositionnement professionnel.

Utiliser la période de réflexion

Après la proposition du dispositif, un délai de vingt et un jours est accordé pour prendre une décision.

Cette période doit être mise à profit pour évaluer votre situation financière, analyser vos perspectives et envisager les actions nécessaires à votre retour à l’emploi.

Une réflexion structurée permet de transformer l’indemnisation en véritable levier de transition.

Une décision qui dépasse la seule question du revenu

Le montant perçu constitue un élément central, mais il ne résume pas l’intérêt du CSP.

Le dispositif offre la possibilité de maintenir des ressources tout en préparant la suite du parcours professionnel.

Dans de nombreuses situations, il permet d’engager une reconversion ou d’acquérir de nouvelles compétences dans des conditions financières stabilisées.

La question n’est donc pas uniquement de savoir combien vous allez toucher mais comment utiliser ce revenu pour organiser la suite de votre trajectoire.

Agir pour préparer le retour à l’emploi

La période qui suit un licenciement économique peut devenir un moment de transition structurée.

Mobiliser le CSP pour engager une formation adaptée permet de renforcer votre employabilité et de préparer un retour à l’emploi durable.

L’identification des compétences à développer constitue une étape déterminante dans cette dynamique.