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ARRÊT MALADIE • RECONVERSION • INDEMNITÉS JOURNALIÈRES • MISE À JOUR 26 JUILLET 2026
Oui, un salarié peut suivre une formation pendant un arrêt de travail tout en continuant à percevoir ses indemnités journalières, mais seulement si la démarche est autorisée. Il faut d’abord obtenir l’accord écrit du médecin traitant, transmettre cet accord à la CPAM et attendre l’accord de la caisse. La durée de l’action doit rester compatible avec la durée prévisionnelle de l’arrêt. Commencer une formation, même à distance, sans respecter cette procédure peut entraîner l’interruption des indemnités et, dans certains cas, leur remboursement.
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À retenir La formation n’est pas interdite pendant un arrêt maladie. Ce qui met vos indemnités en danger, c’est l’activité non autorisée. Ne confondez pas trois décisions distinctes : l’accord médical, l’accord de la CPAM pour maintenir les IJ et le financement de la formation. Aucun de ces accords ne remplace les deux autres.
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Le vrai risque : commencer pour “ne pas perdre de temps” et perdre son revenu
Lorsqu’un arrêt se prolonge, la formation peut sembler être la meilleure manière de préparer la suite : changer de métier, acquérir une compétence compatible avec son état de santé ou éviter une reprise impossible sur l’ancien poste. L’intention est légitime. Pourtant, une inscription immédiate peut créer le risque financier que le salarié voulait justement éviter.
Le Code de la sécurité sociale impose au bénéficiaire d’indemnités journalières de s’abstenir de toute activité non autorisée. Depuis le 27 juin 2026, l’article L323-6 précise également l’obligation d’informer sans délai la caisse d’une reprise d’activité avant la fin de l’arrêt. En cas d’inobservation volontaire, la CPAM peut réclamer la restitution des indemnités correspondantes ; une activité rémunérée peut aussi conduire à une sanction financière.
Le danger ne dépend donc pas uniquement du lieu. Une formation suivie depuis son domicile, le soir ou en visioconférence reste une activité. Le caractère “à distance” ne dispense ni de l’accord médical ni de la validation de la CPAM.
La bonne question n’est pas : « Puis-je physiquement suivre ce cours ? » mais : « Cette action est-elle médicalement compatible, officiellement autorisée et financièrement sécurisée avant son démarrage ? »
Les trois validations à ne jamais confondre
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Validation
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Ce qu’elle sécurise
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Ce qu’elle ne garantit pas
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Accord écrit du médecin traitant
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La compatibilité médicale de l’action envisagée avec votre état de santé et l’arrêt prescrit.
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Le maintien automatique des IJ, le financement ou l’admission en formation.
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Accord de la CPAM
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La possibilité de suivre l’action pendant l’arrêt sans que cette seule activité fasse obstacle au versement des IJ.
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Le maintien intégral de votre salaire, le complément employeur ou la prise en charge du coût pédagogique.
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Accord du financeur ou de l’employeur
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Le paiement de tout ou partie de la formation et, selon le montage, son organisation.
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L’autorisation médicale et l’accord de la CPAM.
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Cette séparation est essentielle. Une formation visible sur Mon Compte Formation peut être finançable sans être autorisée pendant votre arrêt. À l’inverse, la CPAM peut accepter le principe d’une formation sans prendre en charge son coût. Enfin, le maintien des IJ ne signifie pas nécessairement que votre revenu total restera identique : le complément employeur, la prévoyance et une éventuelle rémunération de stagiaire obéissent à leurs propres règles. Vérifiez-les avant de signer.
Quelles actions peuvent être suivies pendant l’arrêt ?
Les textes ne limitent pas le dispositif à un cours classique. Les actions autorisables comprennent notamment :
✓ une action de formation visant un objectif professionnel ;
✓ un bilan de compétences ;
✓ une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
✓ une action de formation par apprentissage ;
✓ des actions d’évaluation, d’information, de conseil ou d’accompagnement auxquelles la CPAM participe ;
✓ un essai encadré permettant de tester l’ancien poste, un poste aménagé ou un nouveau poste.
La finalité professionnelle doit être explicite. Un programme précisant les objectifs, les dates, le rythme, le format, la charge de travail et les modalités d’évaluation donne au médecin et à la CPAM les informations nécessaires pour apprécier la compatibilité de l’action avec l’arrêt.
La procédure dans le bon ordre
Autre option utile
Se familiariser avec Internet (visio / présentiel)
Un exemple concret de formation à distance, avec un programme précis à présenter au médecin et à la CPAM pour démontrer sa compatibilité avec l’arrêt.
Voir cette option
1. Définissez l’objectif professionnel. Expliquez le problème que la formation doit résoudre : reprise sur un poste adapté, mobilité interne, reconversion, remise à niveau ou validation d’expérience.
2. Demandez un programme suffisamment précis. Obtenez les dates, horaires, durée totale, rythme hebdomadaire, format, déplacements éventuels, travail personnel et modalités d’évaluation.
3. Présentez ce programme au médecin traitant. Demandez un accord écrit qui identifie l’action et confirme sa compatibilité avec votre état de santé. Un accord vague portant seulement sur “une formation” fragilise le dossier si le programme réel est intensif.
4. Transmettez l’accord à la CPAM. Service Public recommande un envoi par courrier, de préférence en recommandé avec avis de réception. Joignez le programme et conservez une copie complète.
5. Attendez l’accord de la caisse. La CPAM apprécie, après avis du médecin-conseil, si la durée et les conditions de l’action sont compatibles avec la durée prévisionnelle de l’arrêt. Les sources officielles consultées ne fixent pas un délai universel de réponse : prévoyez une marge.
6. Sécurisez séparément le financement. CPF, employeur, OPCO ou autre financeur : vérifiez les conditions, le reste à charge et les règles de rémunération sans présumer que l’accord CPAM finance la formation.
7. Ne commencez qu’après validation. Conservez l’accord, les preuves d’envoi, le calendrier et les échanges. Signalez toute modification importante de dates, de rythme ou de format.
8. Préparez la suite de l’arrêt. Pour un arrêt de plus de 30 jours, une visite de pré-reprise peut aider à organiser un aménagement, un reclassement ou une formation cohérente avec le retour à l’emploi.
Le dossier CPAM en sept pièces
✓ la copie de l’accord écrit du médecin traitant ;
✓ le programme détaillé de la formation ;
✓ les dates de début et de fin ;
✓ le rythme hebdomadaire et les horaires ;
✓ le format : présentiel, distanciel ou hybride, avec les déplacements nécessaires ;
✓ une note courte expliquant l’objectif professionnel et le lien avec la reprise ou la reconversion ;
✓ vos coordonnées, votre numéro d’assuré et la demande explicite d’accord avant démarrage.
Modèle de courrier à adapter
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Modèle de demande à la CPAM Objet : demande d’accord pour suivre une action de formation pendant mon arrêt de travail
Madame, Monsieur,
Je suis actuellement en arrêt de travail jusqu’au [date prévisionnelle]. Dans le cadre de la préparation de ma reprise / de mon reclassement / de ma reconversion, je souhaite suivre la formation suivante : [intitulé], organisée par [organisme], du [date] au [date], à raison de [rythme et horaires], en [présentiel / distanciel / hybride].
Mon médecin traitant a donné son accord écrit, joint à ce courrier. Vous trouverez également le programme détaillé, le calendrier et les modalités de l’action.
Je sollicite donc l’accord de la CPAM pour suivre cette action pendant mon arrêt de travail, conformément à l’article L323-3-1 du Code de la sécurité sociale, avant tout démarrage. Je vous remercie de me notifier votre décision par écrit.
Cordialement, [Nom, numéro de sécurité sociale, adresse, téléphone]
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Ce courrier ne remplace pas l’accord médical. Adaptez-le à votre situation et n’envoyez pas de données de santé détaillées à l’organisme de formation ou à l’employeur. La CPAM et les professionnels de santé traitent les éléments médicaux nécessaires.
Quatre situations qui changent la décision
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Situation
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Risque
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Décision recommandée
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Formation à distance de 14 heures pendant un arrêt de trois mois
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Croire que le distanciel est librement autorisé.
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Présenter le rythme réel au médecin, transmettre à la CPAM et attendre son accord.
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Formation de quatre mois alors que l’arrêt prévisionnel se termine dans six semaines
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Durée incompatible avec l’arrêt ; interruption du parcours ou refus.
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Recalibrer la première phase, reporter le démarrage ou construire un autre dispositif après la reprise.
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Formation déjà commencée avant la demande
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Activité non autorisée et risque sur les IJ.
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Contacter immédiatement la CPAM, arrêter de présumer l’autorisation et demander une régularisation sans garantie rétroactive.
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Arrêt long et retour sur l’ancien poste devenu irréaliste
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Attendre la fin des IJ sans préparer la suite.
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Demander un accompagnement du service social et une pré-reprise ; étudier formation, essai encadré, reclassement ou reconversion.
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Votre revenu est-il réellement protégé ?
L’accord de la CPAM protège le maintien des indemnités journalières dans le cadre autorisé ; il ne transforme pas la période en temps de travail payé. Le contrat de travail reste suspendu pendant la formation suivie au cours de l’arrêt.
Avant l’inscription, construisez un budget à quatre lignes :
✓ montant net habituellement reçu au titre des IJ ;
✓ complément éventuel de l’employeur ou de la prévoyance, à faire confirmer par écrit ;
✓ coût pédagogique et reste à charge ;
✓ frais annexes : transport, matériel, garde d’enfants ou connexion.
Ne supposez pas qu’une rémunération de formation peut se cumuler avec les IJ. Demandez au financeur et à la CPAM comment chaque versement sera traité avant d’accepter une rémunération ou une indemnité supplémentaire.
Quand la formation devient une vraie solution de maintien dans l’emploi
La formation est particulièrement pertinente lorsqu’elle répond à une limite professionnelle concrète : gestes devenus impossibles, exposition à un risque médical, fatigue incompatible avec l’ancien rythme, besoin d’un poste moins physique ou nécessité d’acquérir une compétence pour être reclassé.
Après plus de 30 jours d’arrêt, une visite de pré-reprise peut être organisée pour anticiper les difficultés et envisager l’adaptation du poste, le reclassement ou une formation professionnelle. Au-delà de six mois, le maintien des IJ est soumis à l’avis du médecin-conseil. Attendre le dernier mois d’indemnisation pour commencer à construire le projet peut donc faire perdre un temps précieux.
La formation ne garantit ni un reclassement ni un nouvel emploi. Elle devient utile lorsqu’elle est reliée à un métier compatible avec votre santé, à des compétences précisément identifiées et à un scénario de financement réaliste.
Checklist avant toute inscription
✓ Je connais la date prévisionnelle de fin de mon arrêt.
✓ Le programme indique clairement le rythme, les horaires et les déplacements.
✓ Mon médecin traitant a autorisé cette action précise par écrit.
✓ J’ai transmis l’accord et le programme à la CPAM.
✓ J’ai reçu l’accord écrit avant le premier cours.
✓ Le coût et le financement sont confirmés séparément.
✓ J’ai vérifié le traitement du complément employeur, de la prévoyance et de toute autre rémunération.
✓ La formation prépare une reprise, un reclassement ou une reconversion réaliste.
✓ Je conserve toutes les preuves et je signalerai tout changement de calendrier.
STRAFORMATION peut vous aider à transformer une idée de reconversion en projet de formation présentable : objectif professionnel, compétences visées, programme, rythme, dates, format et modalités d’évaluation. Cette précision facilite l’analyse du médecin et de la CPAM et évite de demander une autorisation pour une formation trop vague ou incompatible avec la durée de l’arrêt.
Pour une première analyse, préparez six informations : votre objectif professionnel, la compétence recherchée, la date prévisionnelle de fin d’arrêt, vos contraintes de santé sans transmettre de détail médical inutile, le rythme supportable et le financement envisagé. STRAFORMATION ne peut pas garantir l’accord de la CPAM, le maintien d’un complément de salaire ou le financement. Son rôle est de construire une action pédagogique claire, réaliste et documentée.
Action suivante : ne réservez pas une session uniquement parce qu’elle est disponible. Demandez d’abord un programme daté et détaillé, puis sécurisez l’accord médical et celui de la CPAM.
Sources officielles
Service Public — Un salarié en arrêt de travail peut-il suivre une formation ? : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F19300
Légifrance — Code de la sécurité sociale, article L323-3-1 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045299933
Légifrance — Code de la sécurité sociale, article L323-6 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000052050775
Ameli — Prescrire un arrêt de travail : situations particulières et prévention de la désinsertion : https://www.ameli.fr/medecin/exercice-liberal/regles-de-prescription-et-formalites/arret-de-travail/prescrire-un-arret-de-travail-les-situations-particulieres
STRAFORMATION — Catalogue des formations professionnelles : https://straformation.fr/formations
Informations vérifiées le 26 juillet 2026. Les décisions de la CPAM, les règles de prévoyance et les financements dépendent du dossier individuel. Cet article ne remplace pas un avis médical, juridique ou administratif personnalisé.
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